| Un écrit autour de mon projet concernant
Chêne-Bougeries _
pour une errance
mar-che-mar-che-mar-che-mar-che-mar-che -mar-che-mar-che-mar-che-mar-che-marche-mar-che
mar-che-mar-che-mar-che-mar-che-marche-mar-che-
je marche , tu marches
tu marches , quelqu’un marche – ses pieds se frottent à
tes oreilles ,
dans ta tête
quelqu’un marche dans ta tête ; tu marches dans ses pas
_ non _ tu marches autour de ses pasToi tu es , tu erres dans un lieu
vacant
( qu’y faire sinon y errer )
Quelqu’un marche
dans tes oreilles
d’une marche aveugle
concentrée
mise en boucle .
Juste un sol , un pied , un pied , un sol
Aucun des deux n’existe :
ils n’existent que dans leur contact
dans la texture de ce contact : le pas . |
donc , description :
temps « t » , Route de Chênes ,
Le visiteur entre dans un bâtiment – lieu vacant
( mais temporairement investi ) .
Là lui est donné un discman et un casque
Le casque n’est pas complètement isolant :
on entend les moteurs dehors
on entend ses propres pasLe discman diffuse en stéréo le
son d’une marche .double proximité : _ celle de la prise
de son ( micros au pieds )
_ celle du casque
l’oreille au pied double temporalité : _
celle du visiteur , de sa déambulation réelle
_ celle de cette marche enregistrée , qui se rejoue
indifférement .
superposition de temps
On lui explique qu’il peut écouter en marchant , regarder
autour de lui
tout en écoutant .
Que c’est lui qui fait la pièce , pour lui .
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