rue de chêne-bougerie
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TREIZE/QUINZE parle de la translucidité, une qualité des
villes dans laquelle la matière même des construtions (le
ciment, les briques, les murs) revèle des mouvements, des ux,
des histoires. Le projet part des empreintes qu'il y a sur les murs des
immeubles onze et dix-sept (ceux qui délimitent le parking où
étaient avant les maisons numéro treize et quinze).
Ces indices sont des preuves physiques qui font état de quelquechose
qu'il y avait là-bas et qu`il est impossible de réfuter.
La démolition fait partie du cycle continuau que lestsujette la
propriété du sol.Vestiges que laisse et révèle
le conit qui se développe entre le public et le privé (les
plis et les bords qui délimitaient les espaces intimes d`une maison
et qui protégeaient ceux qui l'habitaient) sont maintenant à
la portée des voisins et des piétons.
Avec eux nous pourrions faire une "reconstruction" des formes
de ces espaces, imaginer ceux qui les habitaient, quelles étaient
leurs habitudes. Les vestiges revèlent des subjectivités.

traces sur le mur de l'immeuble numero onze


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INTERVENTION|A partir des empreintes qui restent sur les deux grands murs
du parking (mur des maisons onze et dix-sept), faire un dessin avec de
la peinture réective qui reconstruise la structure intérieure
des immeubles TREIZE et QUINZE.
Le projet cherche à créer une intervention subtile qui n°ò
altère pas le sens et le caractère actuel delarue.C`est
pour cela que les dessins sur les murs sont presque invisibles pendant
le jour et qu'ils n'apparaissent que sous l'éclairage nocturne.

traces sur le mur de l'immeuble numero dix-sept


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